Mémoires d’un âne – La comtesse de Ségur

Mémoires d’un âne – La comtesse de Ségur

Il me fallait un roman dont le narrateur est un animal. J’étais bien en mal de trouver une idée pour remplir ce critère de mon défi lecture! Il y avait bien tous les albums que je lis à mes loulous…mais on a déjà vu mieux comme « roman ». Et un jour, j’ai ressorti un carton avec mes livres de jeunesse, histoire de faire un peu de tri et je suis tombée sur Mémoires d’un âne.

Qui est la comtesse de Ségur?

J’ai découvert à l’occasion de cette lecture que la comtesse de Ségur est d’origine russe. En effet, Sophie Rostopchine est née à la veille du XIX siècle à Saint-Pétersbourg. Elle vit son enfance dans le monde de l’aristocratie russe avant d’arriver en France à l’âge de 19 ans. Sophie rencontre alors son futur époux, Eugène de Ségur. Elle a commencé à écrire à plus de 50 ans et a publié une vingtaine de livres, dont Les malheurs de Sophie, Un bon petit diable, L’auberge de l’ange gardien ou encore Mémoires d’un âne.

Résumé du livre

Mémoires d'un âne

Un âne nommé Cadichon a écrit ses mémoires pour raconter les aventures de sa vie avec un bon sens paysan et une vivacité dont certains hommes manquent parfois. Au début du récit, il raconte qu’il a pour maîtresse une fermière qui le maltraite. Il décide donc de s’échapper et vit un moment dans le bois. Il aura pourtant d’autres maîtres. Certains le traiteront bien et il le leur rendra en étant docile et serviable. Il sauvera par exemple la petite Pauline d’un incendie. Par contre, si on ne le traite pas bien, l’âne ne se laisse pas faire et il riposte. Il est finalement recueilli par Jacques et ses cousins, qui séjournent dans le château de leur grand-mère. Il y est heureux, mais son côté rancunier et moqueur l’éloigne de ses maîtres. Il blesse le petit Auguste car il le tient pour responsable de la mort de son ami, le chien Médor, abattu accidentellement lors d’une expédition. Cependant, il se rend compte qu’il doit changer et mieux se comporter. Il décide donc de se racheter auprès du petit garçon, qu’il sauve à deux reprises, alors qu’il est poursuivi par des chiens, puis quand il est sur le point de se noyer. Dès lors, Cadichon devient véritablement bon. La morale voulue par la comtesse de Ségur est clairement exprimée dans le roman : il ne suffit pas d’avoir de l’esprit ou être débrouillard : il faut aussi et avant tout avoir du cœur afin de se faire aimer et d’être heureux.

Avis après lecture

Note : 5 sur 5.

J’ai beaucoup aimé ce livre qui nous fait voir la vie du côté des ânes. Des chapitres courts, une histoire à la portée de tous en font un livre facile à lire et distrayant. Il reste que c’est un récit écrit au XIXème siècle avec le français utilisé à cette époque, cela peut rebuter quelques uns. En ce qui me concerne, je trouve que ça fait du bien de temps en temps de lire du français d’un autre temps, du français un peu soutenu, avec des tournures de phrases et du vocabulaire inhabituels qui font fonctionner un peu les méninges et élèvent notre connaissance de la langue française.

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