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Comment offrir la liberté tant attendue par notre enfant?

Le regards de mes loulous me va droit au cœur. Un regard plein de peur me tord de douleur pour eux. Mais un regard plein de fierté me remplie d’amour, de joie, de bonheur. Ils se sentent comme gonflés de la certitude de pouvoir déplacer des montagnes et de devenir « grand ». Et ce qui est magnifique à cet âge, c’est qu’un événement qui nous semble insignifiant, revête une importance primordiale pour eux! C’est ce que j’ai découvert avec P’tit Loup aujourd’hui lorsque j’ai vu dans ses yeux d’enfant la fierté de découvrir la liberté.

Une demande improbable

Aujourd’hui, j’ai senti mon P’tit Loup fier comme un paon! En début d’après midi, il me demande où est son papa : 

« – Il est parti voir le voisin pour lui emprunter un outil

– Je peux aller le voir?

– Non, ton petit frère fait la sieste. Je ne peux pas quitter la maison et toi, tu ne vas pas aller chez le voisin tout seul!

– Ben si!

-… »

Mon P’tit Loup, mon p’tit bonhomme de trois ans (et demi!) me demande à quitter la maison tout seul pour aller rejoindre son papa chez le voisin!

GASP!

Mon sang ne fait qu’un tour! Demain, il me demandera à m’emprunter la voiture puis il m’annoncera qu’il a acheté une maison!

Mais il y a tellement d’espoir dans ses yeux que je me mets à réfléchir!

De chez nous à chez les voisins, il n’y a pas 150m. Cette distance se situe sur un chemin en cailloux et non pas sur une route pleine de voitures. Imaginons qu’une voiture arrive sur le chemin, elle ne pourra pas débouler comme une folle, sa vitesse sera forcément réduite.

Certes il y a un petit cours d’eau qui longe le chemin. Mais j’ose espérer que P’tit Loup ne sautera pas à pieds joints dedans et qu’il ne se penchera pas trop!

Je vois de chez nous mon homme dans le jardin du voisin, tout comme j’ai une belle visibilité sur la centaine de mètres qui nous séparent.

OK.

Arrêtons de jouer les mamans poules.

Un enfant fier de sa liberté

« – Ok. P’tit Loup, va chercher des chaussettes dans le placard de ta chambre, enfile tes baskets et tu pourras aller rejoindre papa.

– C’est vrai? Et toi tu restes là?

– Oui, je te regarderai par la fenêtre pour vérifier que papa te récupère bien mais je reste à la maison! »

Tu aurais vu les étoiles dans ses yeux! Il allait partir tout seul! Je peux t’assurer qu’il n’a pas été long à chercher ses chaussettes et enfiler ses baskets!

Il m’a précisé :  » toi tu seras à la fenêtre et moi, je te dirai au revoir, à toute à l’heure, quand je serai au grillage! »

Et le voilà qui part en courant sur le petit chemin de pierres.

Il s’arrête au bout d’un moment, regarde en arrière comme pour vérifier que je ne l’ai pas suivi mais que je suis quand même pas loin si besoin.

Il arrive auprès de la maison du voisin. De là où je suis, j’ai vu mon homme et le voisin rentrer dans le garage. Ils ne sont plus dehors. P’tit Loup va voir d’un côté de la maison, puis de l’autre, sans oser entrer. Vite un petit sms à mon homme pour lui dire que P’tit Loup ne le trouve pas, ce n’est pas la peine de provoquer une peur inutile à P’tit Loup. Mon homme ne tarde pas à sortir du garage.

Et P’tit Loup court tout fier vers son papa!

Les joies des premières libertés!

Jusqu’où peut aller la liberté des enfants?

Trois ans pour aller chez le voisin est-ce trop jeune? J’ai eu beaucoup de réflexions à ce sujet. Mais au final, je serais bien incapable de donner un âge à partir duquel on peut accorder telle ou telle liberté à un enfant! Tellement d’éléments différents entre en jeu.

Le caractère de l’enfant adapté à la liberté

Le premier élément à prendre considération avant d’offrir une liberté à ton enfant c’est bien évidement son caractère.

J’ai laissé partir P’tit Loup parce que je sais qu’il n’est pas du style à partir à droite alors qu’il doit aller à gauche, qu’il ne va pas s’approcher trop près de l’eau et qu’il va vite aller retrouver son papa pour ne pas être seul trop longtemps. Je connais mon fils et je suis apte à juger ses propensions à agir d’une manière ou d’une autre.

Maintenant si de ton côté, ton enfant est plus aventureux, plus casse-cou, plus tête en l’air ou je ne sais quoi, alors il faudra peut-être attendre encore un peu avant de lui laisser ce genre de liberté. Je sais par exemple que P’tit Loup n’est pas assez mûr pour rester seul dans un endroit. Le temps d’un trajet pour aller retrouver son papa, c’était ok. Mais pas plus.

L’environnement détermine la liberté accordée à ton enfant

Un autre élément à prendre en considération, et pas des moindres, c’est bien évidemment l’environnement qui entoure cette liberté. Je n’ai pas laissé P’tit Loup seul au bord d’un grand boulevard. Il était seul sur un petit chemin. Et encore! « Seul » est bien un grand mot puisque je ne l’ai pas quitté des yeux et que je pouvais joindre son papa à tout instant pour qu’il prenne le relais. D’ici quelques années, j’accepterai sans doute de le perdre de vue un court instant où qu’il n’y ait pas un adulte au bout du chemin mais son copain. Sans doute qu’à ce moment, j’opterai pour un moyen de communication avec mon P’tit Loup. J’aime bien l’idée des talkies-walkies comme proposé dans cet article (ici).

Tant qu’il ne trompe pas la confiance que je mets en lui, P’tit Loup gagne de plus en plus de liberté, d’autonomie et d’indépendance. Je lui explique bien à chaque fois que s’il ne respecte pas les consignes (données de la bonne manière, comme expliqué ici), cette liberté lui sera retirée. Jusqu’à présent, il remplit parfaitement sa partie de notre contrat!

Et vous? C’était comment les premières libertés de vos bambins?

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