Comment transmettre l’écologie à nos enfants?

Comment transmettre l’écologie à nos enfants?

Je me demande régulièrement comment donner une certaine conscience écologique à mes loulous sans pour autant passer pour une militante écolo qui serait contre tout progrès et qui serait hyper chiante. Depuis quelques temps, je plante mes petites graines dans la vie de P’tit Loup (et de P’tit Tigre aussi, bien sûr, mais les semis sont plus récents pour lui!) en espérant un jour voir un beau comportement éclore chez lui. Ce jour est arrivé et je suis super fière de mon P’tit Loup qui m’a réservé une belle surprise durant ce weekend.

Mes petites graines d’écologie

Je vois souvent les notions que je transmets à P’tit Loup comme des petites graines que je mettrais en terre. Si le terreau est fertile, si le soleil est là mais qu’il y a aussi un peu de pluie pour arroser, alors la graine va germer et les connaissances vont prendre de l’ampleur. Il faut beaucoup de patience et d’amour pour avoir un beau jardin. Il en va de même avec la transmission des savoirs à un enfant.

Pour planter ma première graine d’écologie, bien évidement il faut montrer l’exemple à P’tit Loup. Je ne suis pas parfaite dans ce domaine, mais ma foi, j’essaye de faire quelques petites actions ici ou là.

Dans un premier temps, j’essaye de lui inculquer la notion de déchet. Je suis bien loin de faire du zéro déchet, mais tant que je peux, j’évite les déchets. Il me voit utiliser des couches lavables pour son frère (il en a eu lui-même, j’en parlais d’ailleurs ici) mais il ne se pose pas tellement de question à ce sujet, pour lui, c’est quelque chose de normal. Par contre, quand il me demande d’acheter des compotes en portion dans des gourdes en plastique jetable et que je lui dis non, il me demande pourquoi. Inlassablement, je lui explique qu’en prenant la compote en grande quantité dans un pot en verre, je génère moins de déchet. On est d’accord que je pourrais fabriquer moi-même cette compote…je l’avoue! Mais entre le travail, les loulous, l’entretien de la maison et ce blog…je choisi la solution de faciliter et j’achète ma compote…mais en pot en verre! C’est également le même argument que je lui ressors quand il me réclame du fromage en portions individuelles ou encore des petits suisses.

J’ai beau faire attention, nous produisons des déchets (encore beaucoup trop à mon goût! On a du chemin à faire pour atteindre le zéro déchet!) et nos virées aux containers à recycler est un véritable jeu! P’tit Loup doit deviner dans quelle poubelle il doit mettre tel ou tel déchet et il commence à très bien se débrouiller! Régulièrement, il me demande pourquoi on ne jette pas tout simplement tout ça dans une poubelle classique. A cette occasion, je lui explique l’intérêt du recyclage. J’ai d’ailleurs trouvé deux petites merveilles à ce sujet sur le net. Ce n’est pas que je sois fan de l’utilisation des écrans pour des enfants si jeunes (4 ans), mais je ne suis pas non plus dans l’optique de faire du zéro écran (tiens, il faudrait que je fasse un article à ce sujet!) J’ai tout d’abord découvert une petite vidéo (5 minutes) expliquant l’importance du tri mais également le fait de diminuer ses déchets. Je trouve que cette vidéo (que vous pouvez retrouver ici) est très bien adaptée pour les enfants. Et pour compléter ces explications, j’ai trouvé un petit jeu en ligne (ici) qui permet de découvrir tout ce qui peut être fabriqué à partir des déchets recyclables (et je vous avoue que j’en ai moi-même appris!) J’ai proposé ces contenus à mon P’tit Loup lorsqu’il avait 3 ans et il a bien accroché sur les 2 (il m’a demandé je ne sais combien de fois la vidéo!)

Il faut parfois se battre un peu pour imposer certaines pratiques. Et là, je pense tout simplement au savon et au shampoing. Mon mari est un afficionado des savons/shampoing liquides dans un bel emballage plastique qu’il s’empresse de jeter pour en racheter un nouveau. De mon côté, je suis plutôt savon et shampoing solides et j’initie mes loulous au plaisir de ces produits. Mais mon grand a fini par découvrir le gel douche de son papa et il a fallu que je me batte un peu pour qu’il l’oublie! Mais depuis que je lui ai montré qu’on pouvait faire une fusée avec le pain de savon, il se jette sur lui, l’empoigne fermement et se marre quand le savon saute de ses mains pour aller atterrir au fond de la baignoire (oui, le décollage de la fusée est maitrisé, l’atterrissage, beaucoup moins!) Donc voilà comment j’ai pu faire retrouver le goût au savon solide, tout simplement en jouant!

Au printemps dernier, j’avais également tenter l’aventure Spipoll. Vous connaissez? C’est un site collaboratif pour aider les chercheurs à recenser les insectes polinisateurs (ici). Une fois inscrits sur le site, vous avez un « travail » à mener et celui-ci s’effectue en 2 étapes. La première pourra être réalisée avec l’enfant si celui-ci est relativement calme, ou tout du moins si vous arrivez à canaliser son énergie pendant un certain laps de temps puisqu’il s’agit de rester assis tranquillement pendant 20 minutes et de prendre en photo tous les insectes venant se poser sur une plante que vous aurez choisie. Je ne vous cache pas que certains de nos moments d’observations ont tourné à l’échec cuisant mais d’autres ont été un réel temps calme, serein et très agréable. Lors de cette observation, il faudra aussi noter la température, s’il y a du vent, du soleil…bref, un petit tour de météo qu’il est intéressant de faire avec les enfants. Le but du jeu est ensuite de prendre en photo tous les insectes qui viennent se poser sur la fleur choisie. Une fois votre observation faite, la deuxième étape est d’identifier les insectes pris en photo. Pour cela, Spipoll vous propose un moteur de recherche très bien fait! Vous allez pouvoir étudier vos photos et regarder si votre insectes a 1 ou 2 paires d’ailes, si les antennes sont grandes ou petites, si le corps est poilu ou non et petit à petit, vous allez ainsi arriver à identifier les insectes que vous avez observés. C’est un vrai travail de Sherlock et je sais que P’tit Loup avait beaucoup apprécié!

La prochaine graine que je planterai dans le jardin de mon P’tit Loup sera une lecture : j’ai repéré à la bibliothèque un livre traitant de l’écologie dans la collection des kididoc…Vous connaissez? Donnez-moi votre avis en commentaire, je serai ravie d’avoir vos retours!

Mes graines d’écologie ont germé

Jeudi dernier, avant dernier jour d’école pour P’tit Loup avant un nouveau confinement, je vois mon bonhomme me ramener une partie de ses affaires d’école dans un petit sac en tissu qu’il nous ramène tous les vendredis avec ses créations de la semaine. Je suis surprise de voir ce sac en tissu alors que nous sommes jeudi, mais je ne me pose pas plus de question et je range le fameux sac en lieu sûr en attendant le retour à l’école. Le lendemain, à la sortie de l’école, je découvre P’tit Loup avec un sac poubelle dans lequel il a de nouvelles affaires. Il m’explique alors qu’il aurait fallu ramener le sac en tissu pour qu’il puisse y mettre ses nouvelles affaires. Je suis un peu contrariée! La maitresse aurait du nous dire de ramener ce sac! Je ne pouvais pas le deviner! Et nous voilà avec un sac en plastique dont nous n’aurons pas l’utilité!

Plus tard, dans la soirée, alors que j’ai rangé les affaires de P’tit Loup mais laissé trainer le sac poubelle, P’tit Loup le récupère et m’explique qu’il faut garder le sac parce que c’est pour ramasser les déchets dans la nature. Un peu surprise de sa déclaration, je n’y prête pas plus attention que ça, mettant ses mots sur le compte de son imagination débordante et je ne réalise pas complètement ce qu’il me raconte (c’est le soir, je prépare le dîner, le petit frère pleure, etc.) Le lendemain, alors que nous avons quitté la maison pour partir en balade, P’tit Loup s’arrête brusquement et me dit « zut! On a oublié le sac poubelle pour ramasser les déchets! » C’est à ce moment que je réalise qu’il veut réellement ramasser les déchets que nous trouverons sur notre chemin pendant notre petite escapade. Pas peu fière de mon bonhomme, je lui donne le feu vert pour aller chercher le sac poubelle. Il nous rejoint ensuite en courant, un grand sourire s’affiche sur son visage et le voilà parti pour chercher tous les déchets abandonnés sur le bord du chemin! Chaque fois qu’il trouvait un déchet, il me faisait remarquer que ce n’était pas bien et qu’il fallait le mettre à la poubelle.

Résultat, nous avons ramassé beaucoup de bout de plastique, quelques mégots, un bout de métal, un morceau de tuyau et…une chaussure! Tout cela durant une balade de 20 minutes. Je suis, certes, dépitée par la bêtise humaine qui fait que tellement de déchets se retrouvent dans la nature mais je suis surtout trop fière de mon bonhomme!

Cet article a 2 commentaires

  1. Emilie

    Je partage tout à fait l’idée que montrer l’exemple est la meilleure source d’inspiration qui soit. J’en suis la preuve vivante puisque j’ai appris la majeure partie des choses que j’applique aujourd’hui avec mes propres parents 😊
    Aujourd’hui je reproduis ça avec mes deux loulous : déchets, gaspillage d’eau et d’énergies, biodiversité, pollution…

    1. Miss Obou

      Montrer l’exemple est tout simplement la base! Et dans tous les domaines! Les parents qui demandent, en hurlant, à leur enfant de ne pas crier, me font rire! Mais y’a des situations où ça ne suffit pas je trouve. J’ai beau éteindre la lumière ou couper l’eau quand je me savonne, il faut se battre pour qu’ils fassent la même chose! Ils n’associent pas lumière dans la chambre ou eau qui coule à une perte d’énergie, d’argent, de pollution…j’espère qu’avec le doc que je vais emprunter à la bibliothèque, il comprendra un peu mieux!

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