Parent zen? Pas toujours!

Parent zen? Pas toujours!

Nous étions en vacances, j’avais décidé de lâcher un peu de lest sur mes petites règles que j’aime voir appliquées par les enfants (j’en parlerai dans un prochain article) et nous profitions d’une journée agréable au bord d’un étang. Celui-ci n’étant pas sécurisé, j’avais toujours un œil sur les deux loustics mais ils étaient plutôt tranquilles et ils restaient sur le tas de sable occupés avec leurs camions, tractopelles, râteaux et compagnies! Nous étions arrivés pour le déjeuner et nous étions si bien que nous avons prolongé jusqu’au dîner. Bien évidemment P’tit Loup n’avait pas fait de sieste et celle de P’tit Tigre ressemblait plus à une micro-sieste qu’à une sieste. Les deux étaient donc fatigués mais surexcités par ce petit coin de Paradis qui nous accueillait pour la journée.

L’apéritif se mettait en place tranquillement et P’tit Loup refusait de quitter son tas de sable. C’est ok! Qu’il joue pendant que nous prenons l’apéritif ne me dérange pas. Je vais le voir à un moment pour lui mettre sa casquette sur la tête et je lui demande par la même occasion s’il ne veut toujours pas d’apéritif. Il me répond que si, finalement, il veut bien manger un peu. C’est OK. Je lui lave les mains, je l’installe à table, je lui verse un verre de jus d’orange, lui propose deux gâteaux et je retourne à ma place. Il engouffre ses deux gâteaux et repart en courant vers le tas de sable me criant qu’il n’a plus faim! Il joue 5 minutes et revient en courant vers la table, me disant que finalement, il veut à nouveau des gâteaux. La fin de l’apéro est proche. Je lui fais remarquer qu’il n’avait plus faim 5 minutes en arrière, que l’on va desservir la table et qu’il peut attendre l’entrée du repas qui va être mise en place.

Première erreur de ma part?

Il insiste pour avoir un gâteau, j’insiste pour qu’il attende le repas qui est en train d’être installé! Il est fatigué et excité. Je suis fatiguée et j’en est marre de lâcher du lest depuis le début des vacances! Ça ne m’aurait pas coûter grand chose de le laisser prendre un dernier gâteau et pourtant je m’entête : il a suffisamment grignoté pendant ces derniers jours, il faut qu’il arrête de faire des allés-retours entre le sable et la table, je n’ai pas envie de passer ma soirée à lui laver les mains, quand on se met à table on y reste…bref, tout un tas de principes qui me font camper sur ma position. Pourtant, je sens que la crise n’est pas loin, tout les éléments sont réunis pour une belle explosion!

Astuces pour se faire obéir

Alors je mets en place mes astuces pour me faire obéir sans crier : je lui explique, je lui propose de nous aider à débarrasser la table pour que ça aille plus vite, je lui fais un câlin, je m’assure qu’il y a bien un contact au moins physique entre nous deux puisqu’il détourne les yeux…rien n’y fait. Il se met à crier, à pleurer…et pourtant je reste sur mes principes. Ne me demandez pas pourquoi! A ce moment-là, je me disais qu’il ne fallait pas que je cède, que c’était important qu’il respecte mes consignes.

Pleine crise

Alors la crise a fini par exploser et mon P’tit Loup se transforme en dragon! Il a ramassé des objets et me les a lancés à la figure. Il s’agissait non pas d’objets qui pouvaient me faire mal puisque sa main avait attrapé des glands et de l’herbe. Non, ce n’est pas la douleur mais le geste qui m’a mis hors de moi. Je suis restée calme, je lui ai demandé d’arrêter, de jeter les glands là-bas, au loin dans le champ (ce qui avait marché pour une précédente crise dont je reparlerai probablement aussi), mais il reprenait des glands et continuait inlassablement à me les lancer avec rage. Alors je suis partie pour le laisser se calmer et pour me permettre à moi aussi, de retrouver ma zen attitude qui était en train de partir à grande enjambées. Mais il m’a couru après pour me taper. A nouveau, je me suis mise à sa hauteur pour lui expliquer que je n’acceptais pas son comportement et que je lui laissais le temps de se calmer. Je suis partie et après avoir senti à nouveau des projectiles sur moi, je me suis retournée, je l’ai vu se jeter sur moi alors j’ai tendu le bras pour l’arrêter, il a été stoppé dans son élan et il est tombé…ce qui a redoublé (si c’était possible!) sa colère. Je ne savais plus comment le prendre, comment le calmer et moi, je sentais ma colère monter également, pas moyen de m’écarter pour me calmer, il revenait à la charge sans arrêt!

J’ai craqué

Et c’est ok! Oui, j’ai eu des gestes et des paroles qui ont pu lui apparaître comme violentes…et c’est ok! C’était une situation exceptionnelle, qui est très loin de se reproduire régulièrement. J’étais fatiguée, j’étais probablement dans un état d’esprit pas habituel, je n’ai pas su gérer ma colère ni la sienne. Et c’est ok! Je ne suis pas une machine ni un robot. Je vis avec mes émotions, mon coeur, mon amour et mes colères. Et c’est ok! Pour éviter tout débordement, mon homme est arrivé et a pris en charge la colère de P’tit Loup pour me laisser le temps de redescendre en pression. Ils ont papoté, ils ont fait le tour de l’étang et pendant ce temps-là, je retrouvais mon calme.

Réparation de la colère

Une fois tout le monde calmé, nous nous sommes pris dans les bras, je lui ai présenté des excuses, je me suis expliquée, je lui ai dit que le fait qu’il me jette des choses à la figure m’avait mis hors de moi même si je comprenais qu’il était en colère contre moi mais que je l’aimais très très fort. Il m’a serré dans ses petit bras en répondant qu’il m’aimait lui aussi très fort. Puis, le câlin avait assez duré à son goût et il reparti en courant vers le tas de sable, oubliant qu’il voulait grignoter! Il est revenu ensuite pour le plat principal avant de repartir en zappant le dessert!

Je revendique le droit à l’erreur et le droit à l’énervement de temps en temps parce que je suis humaine! Arrêtez de vouloir toujours culpabiliser les parents! On fait ce qu’on peut et le fait de réfléchir à ce qui s’est passé est déjà un pas pour s’améliorer!

Cet article a 3 commentaires

  1. Marie Kléber

    Nous ne sommes pas de robots et parfois ce n’est pas si simple de rester calme.
    J’ai du mal parfois surtout quand je suis fatiguée à rester sereine face à mon fils. Surtout en plus quand il me « poursuit » alors que je demande juste un temps de pause pour pouvoir me reprendre.
    Je crie mais je sais aussi lui expliquer pourquoi, pourquoi d’un coup je n’ai plus réussi à me maîtriser, pourquoi parfois je sors de mes gonds.
    Je veux lui montrer aussi que nous les adultes nous n’avons pas les réponses à tout, tout le temps.
    Merci pour ton partage

    1. Miss Obou

      Oui, je crois que le plus dur c’est quand il ne me laisse pas la possibilité de me poser pour me calmer! Mais effectivement, après je lui explique que parfois, les adultes aussi ont du mal à gérer leurs émotions!

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