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Comment être plus zen au quotidien?

C’est bien beau de vouloir être zen au quotidien avec ses enfants, être dans la bienveillance, l’éducation positive et tout ça. Mais comment faire si toi-même, tu n’es pas zen? Comment garder ton calme quand un rien te fait sortir de tes gonds ? Comment être à l’écoute de tes enfants si tu es assaillie par ta colère, ton stress et ton angoisse personnels? 

En ce qui me concerne, je sors rarement de mes gonds. Il faut vraiment avoir mis le paquet pour que ma colère explose. Mon caractère et ma pratique régulière d’un art martial m’ont très probablement aidé à savoir garder ma zen attitude mais ce n’est pas tout! Il y a aussi quelques habitudes qui me permettent d’être zen au quotidien et d’encaisser plus souplement les coups durs de la vie. Sans plus tarder, je te partage mes 3 astuces pour garder ma zen-attitude en toutes circonstances (ou presque !)

Pratique une activité zen

Au moment d’écrire cet article, je me suis posée une question : c’est quoi exactement « être zen au quotidien »? La réponse à cette question est plus difficile qu’il n’y paraît! Après réflexion, je me dis qu’être zen c’est être capable d’amortir les sentiments violents qui pourraient nous frapper de plein fouet. Être zen c’est ne pas insulter son mari parce qu’il n’a pas étendu la lessive. Être zen c’est ne pas embrasser fougueusement son voisin parce qu’il vient te rendre un outil qu’il t’avait emprunté.

J’ai l’habitude de voir mes émotions comme quelque chose qui viendrait remplir un bocal. Si celui-ci se met à déborder, alors c’est l’insulte qui part sans filtre, c’est la colère qui se déchaîne, c’est la passion qui envahit chacun de tes gestes. Une seule solution pour que ce bocal ne déborde pas : le vider régulièrement ! Tu ne pourras pas empêcher la vie de t’envoyer des coups durs qui viendront s’accumuler dans ton bocal d’émotions. Et heureusement d’ailleurs! La colère, la tristesse, l’incompréhension ou encore l’impatience se feront un malin plaisir de s’entasser dans ton bocal. Alors pour le vider il faut que tu te trouves une activité zen.

En fait, pour être plus exacte, ce n’est pas l’activité elle-même qui sera zen, mais son action sur toi. Cette activité est propre à chacun. Ce peut être une heure de relaxation tout comme cela peut être la lecture d’un thriller haletant. Cela peut être faire ou écouter de la musique ou encore pratiquer un sport. Tout va dépendre de toi, de ton caractère.

Personnellement, mon activité zen est le judo. Lorsque j’arrive au dojo avec un bocal bien rempli à cause d’un patron qui a dénigré mon travail, un mari qui n’a pas fait ce que je lui avais demandé ou encore des enfants qui n’en font qu’à leur tête; je sais que je repartirai du dojo avec un bocal d’émotions aux trois quarts vide. Ce n’est pas que j’aurais anesthésié mes émotions, mais j’aurais évité qu’elles ne débordent en tout sens me mettant dans des situations désagréables.

Écouter et identifier ses émotions

Avoir une activité zen ne veut pas dire nier ses émotions. Ce n’est pas parce que je vide mon bocal que je nie la présence de ce qui l’a rempli. Quand tu as une fuite sur un tuyau d’eau, tu mets un récipient pour récupérer l’eau. Tu surveilles ce récipient et tu le vides avant qu’il ne déborde. Tu n’es pas en train de nier la présence d’une fuite mais tu agis pour ne pas te noyer.

Dans la vie quotidienne, il y aura inévitablement des situations qui créeront une fuite d’émotions. Quelque chose qui t’aura mis en colère ou rendu triste. Et c’est normal ! Autorise-toi à ressentir des émotions. Dis-toi tout simplement : « je suis en colère parce que mon boss vient de me mettre à la porte. J’ai le droit d’être en colère. » Tu as le droit de dire cette colère, d’écrire cette colère. Identifie cette émotion, apprivoise-la.

Si tu cherches à cacher cette émotion au fin fond de toi, c’est comme si tu mettais un joli tissu autour de ton bocal : ça fait beau, ça donne une bonne impression…mais ça t’empêche de connaître le niveau de remplissage de ton bocal. Et un beau jour, un élément tout à fait anodin, tel que la découverte d’un feutre sans bouchon, te fera exploser. Cet événement anodin a tout simplement été la goutte d’émotion qui a fait déborder ton bocal.

Pour être honnête, tu n’as pas un bocal d’émotions, mais deux! Le bocal des émotions dites négatives (tristesse, colère, peur, angoisse…) et celui des émotions dites positives (amour, joie, sérénité…).

En fait, il n’y a pas d’émotions positives ou négatives, simplement des émotions qui sont là. On n’a pas tord d’être en colère et raison d’être heureux! C’est bien plus complexe que ça! Ces émotions sont présentes et elles sont aussi légitimes les unes que les autres. Mais l’homme est fait de telle manière, que les émotions réputées pour être négatives s’accumulent bien plus facilement et plus rapidement que les émotions qualifiées de positives. Pourtant il est tout aussi important d’avoir un bocal d’émotions négatives qui ne soit pas plein, qu’un bocal d’émotions positives qui ne soit pas vide! Tu auras beau surveiller ton bocal d’émotions négatives et le vider dès qu’il est plein, si ton bocal d’émotions positives reste vide, tu ne sauras pas être zen!

Il est vrai qu’on ne décide pas d’être heureux ou amoureux. Mais il est des actions qui nous permettent de nous ouvrir un peu plus pour accueillir ces petites joies du quotidien. Prête attention à la chaleur du soleil, à la douceur du vent, au chant mélodieux d’un oiseau, au petit bisou reçu avant de quitter ta maison. Ainsi tu t’assureras que ton bocal d’émotions positives ne reste jamais vide! Et comme l’explique si bien Leo Babauta, traduit par Olivier Roland, dans un article du blog habitudes-zen, il faut s’autoriser à ressentir de la joie pendant la journée.

Alors rappelle-toi : accepte tes émotions, accueille-les et identifie-les!

Une vie qui te ressemble

Le troisième et dernier conseil que je te donnerais pour être zen au quotidien n’est pas le plus simple à appliquer! Il s’agit d’avoir une vie qui te ressemble. Une vie en accord avec ton moi le plus profond, pas le moi superficiel que l’on se crée tous pour plaire à nos parents, notre conjoint, la société ou que sais-je encore! Non! Une vie qui ressemble à ton vrai toi!

Plus ta vie sera en accord avec tes besoins, tes aspirations et tes envies et plus tu te sentiras à ta place. Et je peux t’assurer qu’il est bien plus facile d’être zen quand on se sent à sa place que lorsque l’on se sent en complet décalage. Lorsque tu n’es pas en accord avec ta vie, tu auras toujours une bonne dose de tensions, conscientes ou inconscientes, qui te rendront vulnérable aux assauts que la vie te réserve. Ces tensions rempliront ton bocal d’émotions et ne s’en iront pas, même après avoir pratiquer ton activité zen favorite.

En fait, avoir une vie qui n’est pas en accord avec ton moi profond, c’est comme si ton bocal d’émotions était plus petit que ce qu’il devrait être. Il se remplira bien plus rapidement, il débordera donc bien plus souvent!

Avoir une vie qui te ressemble est un travail de longue haleine et ça se fait rarement du jour au lendemain. Alors prends ton temps mais garde toujours ça à l’esprit : plus tu te rapproches de ton idéal et plus tu seras zen.

En résumé, pour être zen je te conseille d’avoir une vie qui te ressemble, pour avoir un grand bocal d’émotions, d’identifier et accueillir tes émotions afin de surveiller le remplissage de ton bocal et enfin de pratiquer une activité zen pour vider ton bocal aussi souvent que nécessaire.

Et toi, dis-moi, quelle est ton habitude pour aller vers plus de zen-attitude?

Cet article participe à un événement interblogueurs organisé par le blog Habitudes-zen.net autour du thème « Trois habitudes indispensables pour être zen au quotidien ».

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