Le long chemin vers mon épanouissement

Le long chemin vers mon épanouissement

Voilà maintenant 10 mois que ce blog a ouvert ses portes. Avec lui s’est installée petit à petit en moi une envie de liberté! Liberté d’horaires, liberté d’organisation de mes journées, de mon travail, liberté de mouvements, pouvoir partir où je veux, quand je veux. En un mot comme en cent, un doux rêve s’est emparé de moi : et si je pouvais vivre de ce blog? Mais pour le moment ce rêve ne s’est pas réalisé, je suis toujours fidèle à mon poste de salariée, je respecte scrupuleusement mes horaires de travail et je me consacre à ma routine maintenant bien huilée et confortable : métro-boulot-dodo.
Mon excuse est bien trouvée : il faut assurer financièrement. Il faut honorer le crédit immobilier, acheter à manger, payer la nounou. Les enfants grandissent vite, il faut assurer une garde-robe toujours opérationnelle. Bref, il nous faut mon salaire en plus de celui de mon mari. Mon blog ne me permettant pas aujourd’hui de me dégager un salaire, nous sommes en plein statu quo!
Mais depuis quelques temps une question me taraude : le jour où mon blog me fera gagner suffisamment d’argent pour en vivre, est-ce que je serai capable de sauter le pas?
Quels sont mes freins personnels qui pourraient m’empêcher d’atteindre ce doux rêve qui m’obsède depuis plusieurs mois?


Le besoin de reconnaissance

Je sais que j’ai besoin d’être reconnue dans ce que je fais, d’avoir l’approbation de ceux que j’aime. Or je sais que bon nombre d’entre eux ne verront pas d’un bon œil que je quitte une situation somme toute un minimum sécurisée et qui me permet d’envisager l’avenir sereinement, surtout pendant cette période de pandémie où avoir un emploi stable est devenu quelque chose de précieux. Je ne sais pas d’où vient ce besoin de reconnaissance qui est si fort chez moi. Je me questionne régulièrement à ce sujet et je ne trouve pas la réponse. Mais je crois qu’avoir conscience de ce besoin est le premier pas pour s’en libérer.

Le manque de confiance en soi

Le deuxième de mes freins serait le doute. Cette chose insidieuse qui se faufile dans mes pensées comme un serpent venimeux.

Ce rêve de liberté est-il réellement ce que je désire? N’est-ce pas le contre poids de cette période où nos libertés semblent se réduire, où nous devons vivre masqués, être chez soi à 18h, on nous regarde de travers dès qu’on tousse ou qu’on se sent un peu patraque. Mon rêve n’est-il pas tout simplement dû à la soif de liberté comme un mirage qui apparaîtrait au loin, dans un désert brûlant ?


Si je franchi ce gouffre, si je quitte mon emploi pour me lancer en freelance avec mon blog, serais-je capable d’en assumer les conséquences? Saurai-je supporter le poids qui s’installe sur les épaules d’une personne qui ne doit son salaire qu’à elle-même, lorsque chaque goutte de sueur équivaut à quelques pièces tombées dans l’escarcelle à la fin du mois mais avec cette incertitude qui nous ronge de savoir si cette tirelire sera assez remplie pour assurer un train de vie minimum.

De toutes façons, serai-je capable de tirer un salaire de ce blog ? N’est-ce pas là une douce utopie ? Je n’ai aucune connaissance dans ce domaine et personne autour de moi pour m’enseigner les rudiments de la tenue d’un blog et encore moins de la monétisation de celui-ci !

Ce n’est pas la première fois que ce manque de confiance en moi ou en mes choix me freine dans ma vie. Plusieurs fois il a fallu me convaincre moi-même avant de pouvoir avancer. Bien souvent j’ai utilisé la méthode Coué, cette méthode bien connue qui consiste à se répéter la même chose dans l’espoir que ce qu’on espère se réalise. « Je suis capable de faire cet exposé,  je suis capable de faire cet exposé, je suis capable de faire cet exposé… » et au final, j’étais morte de trouille, je tremblais et je bafouillais mais je faisais cet exposé.

Aujourd’hui, ce n’est pas un simple exposé que je propose, mais un blog qui me permettrait de gagner ma vie. Alors que je n’ai pour ainsi dire aucune connaissance en ce domaine, je me suis lancée à corps perdu dans ce blog. J’ai suivi une formation, je fais partie de différents groupes sur les réseaux sociaux pour être auprès de personnes qui connaissent ce sujet. Et j’apprends, je n’ai pas peur de cela, je dirais même que j’aime ça ! C’est un réel défi ! Il y a quelques jours encore, je me battais avec mon simple formulaire de contact qui ne fonctionnait pas, j’en parlais à droite, à gauche, j’avais des bribes de réponses mais il me manquait les connaissances de base pour comprendre les réponses ! Et petit à petit, en accumulant les apprentissages que je faisais, j’ai réussi à faire fonctionner mon formulaire de contact. Je sais que je n’ai pas les capacités pour faire un magnifique blog, mais je sais aussi, et surtout, que je suis capable d’apprendre et d’aller chercher les connaissances là où elles se trouvent !

Le sentiment d’imposture

Ne serait-ce pas un caprice d’enfant gâté? Alors que tout le monde se bat pour garder son emploi, moi, je voudrais cracher dans la soupe et tourner le dos à cette situation? De quel droit je me plains? De quel droit je viens m’installer sur le net, moi qui n’y connais rien, alors que bien d’autre ont fait des études sur ce sujet ? De quel droit est-ce que je vous parle de parentalité ou encore d’instruction en famille ? Je suis pourtant bien loin d’être une mère parfaite et irréprochable !

Ce sentiment d’imposture n’est pas nouveau. Lorsque j’étais enfant, je faisais du sport. Vint le jour où il me fallait devenir arbitre pour atteindre le grade supérieur.  « Moi? Arbitre? Comment serait-ce possible? Je n’oserai jamais, ce n’est pas fait pour moi. Finalement, ce rêve d’atteindre le grade supérieur est-il réel?  N’est-ce pas de la fierté mal placée? »
Déjà, ce besoin d’être rassurée me taraudait et j’étais à deux doigts d’abandonner mon rêve du moment. Pourtant, je ne sais pas pourquoi je me suis inscrite à la formation pour devenir arbitre. Sans grande surprise la théorie a été facile à valider. Mais sans plus de surprise, la pratique était compliquée ! On n’entendait pas mes décisions, j’attendais toujours l’aval de mes confrères pour donner ma décision (qui était, du coup, plus leur décision que la mienne!) et je n’occupais pas la place, physiquement, je n’étais qu’une petite souris qui avait peur de déranger. Je m’apprêtais à faire une croix sur mon diplôme d’arbitre et donc sur mon rêve quand un gars est venu me parler et il m’a dit quelque chose qui fut un réel déclic pour moi. Il m’a tout simplement dit « tu es légitime ». Ce fut comme une bonne baffe que le secouriste te donne alors que tu es en train de perde connaissance.
Oui, j’étais légitime.
Après 15 ans de pratique du sport et une validation théorique des règles d’arbitrage, j’avais le droit de prétendre à devenir arbitre. Mes jugements avaient de grandes chances d’être bons mais j’avais le droit de me tromper non seulement parce que j’étais en formation mais aussi parce que l’erreur est humaine. J’avais le droit et même le devoir d’occuper la place qui m’était attribuée, de prendre des décisions et de crier mes consignes. J’étais à ma place, j’apprenais à arbitrer et j’étais légitime.
Et cette petite phrase de rien du tout, dite au détour d’une conversation m’a suivie dans ma vie professionnelle. On m’a embauchée dans un objectif précis, j’ai donc toute légitimité pour en assurer pleinement les actions.

Quand je me mets à douter de mon rêve actuel. Je me rappelle ce jour où j’ai arbitré pour la première fois en me sentant pleinement à ma place! J’ai le droit de rêver de liberté, et je sais que, lorsque viendra le jour où il faudra choisir entre le confort d’un travail de salariée et la liberté d’un travail en freelance, je relèverai la tête, bomberai le torse et je marcherai d’un pas décidé vers le terrain qui me fera face.

Si aujourd’hui, j’arrive à soulever les freins qui m’empêche de m’épanouir pleinement, c’est parce que je m’intéresse depuis déjà plusieurs années à tout ce qui touche à la psychologie grâce, notamment, à des sites comme : Penser et Agir qui propose actuellement un carnaval d’article pour lequel ces mots sont écrits. Ce genre de lecture m’aide à prendre du recul, à réfléchir, à tourner la page de certains événements ou tout simplement à faire un pas de plus vers mon épanouissement personnel comme ce fut le cas le jour où j’ai lu l’article qui traitait de la peur du regard des autres, ce sentiment d’être observé quoi qu’on dise ou quoi qu’on fasse et qui nous empêche d’être vraiment nous !

Je connais mes blocages, mais je connais aussi mes forces. C’est sur elles ainsi que sur l’expérience que j’acquière au fil des ans que je m’appuie pour déplacer les montagnes que mes freins personnels me mettent devant le nez !

Et vous ? Quels sont vos freins ?

Cet article a 8 commentaires

  1. Christine/Aline

    J’ai tellement toute ma vie eu des freins que je suis bien mal placé pour te conseiller. Je n’ai jamais été encouragé, complimenté dans l’enfance si bien que je n’ai jamais eu confiance en moi c’est bien trop tard, lors de ma première vente de tableau que j’ai compris que j’’étais sans doute passé à côté de quelque chose. Attention j’ai eu une belle vie de femme, un mari adorable et le plaisir d’élever mes enfants.
    Est-ce qu’un blog permet de vivre financièrement ? Là j’en sais rien, essaye de faire les deux quelques temps et la solution va peut-être surgir toute seule. L’enjeu est bien trop grand pour te dire de faire ça ou ça. En tout cas tu as beaucoup de mérite et je te souhaite le meilleur. Bisous

    1. Miss Obou

      Je pense effectivement que l’enfance joue un rôle primordial dans le développement de ces freins qu’on se met dans notre vie. En fonction des encouragements, de la confiance des autres en nous ou d’autres éléments de ce type on peut avoir plus ou moins de difficultés à avancer personnellement.
      Quant au blog, oui, on peut en vivre, même très bien. La question est plutôt de savoir si moi, je vais y arriver, si j’aurai les compétences pour cela. mais je ne me jetterai pas à l’eau avant d’avoir assurer mes arrières! Ne t’inquiète pas!

  2. babacmoi

    Quand on doute,on met inconsciemment un frein à ses ambitions et à la réalisation de ses projets. Cela ne veut pas dire qu’il faut foncer avec des oeillères. Tout est question d’analyse et de pragmatisme avant de prendre des décisions définitives.
    Analyse au préalable les premiers résultats du blog par rapport à tes prévisions et aux objectifs que tu as fixés. La conjoncture actuelle impose cette réflèxion.Tu n’as pas de contraintes pesantes. Tu peux faire pour un temps coéxister ton boulot et ton projet avant de t’engager définitivement. Ceci n’est que mon avis qui s’incrit au milieu de bien d’autres et n’engage que moi !
    Mais bravo pour ton engagement.Celui ci par contre ne souffre pas de discussions…..
    Bonne journée

    1. Miss Obou

      Merci pour ton commentaire. J’ai bien conscience de la difficulté de mon projet et c’est pour ça que je n’envisage pas de quitter mon poste avant d’avoir vu mon blog prendre son envol! ça nécessite beaucoup de travail, mais j’y tiens!

  3. Emilie

    J’ai la chance d’être parfaitement inconsciente 😅je me mets donc assez peu de freins psychologiques.
    En revanche, je suis le plus gros salaire du foyer et s’il y a bien quelque chose qui freine mon côté entrepreneurial c’est bien la peur de perdre en niveau de vie et de pénaliser mon mari (qui me soutient toujours pourtant) et les enfants

    1. Miss Obou

      Un brin d’inconscience est parfait pour vivre sereinement! C’est clair quand une décision impact toute la famille c’est pas facile de se lancer! Tu as la chance d’être soutenue par ton mari, c’est déjà un bon point! Reste plus qu’à te convaincre toi-même!

  4. Marie Kléber

    Nos peurs cachent toujours quelque chose et je crois que mettre le doigt dessus c’est le début du chemin en effet!
    C’est bien d’avoir des rêves, des envies, je trouve que ça permet vraiment d’avancer et de « travailler » justement sur ces peurs qui nous empêchent.
    Je me dis toujours, si il y avait deux salaires à la maison, ce serait différent! Mais je ne suis pas certaine en te lisant. Parce qu’au fond c’est la peur de manquer, la peur comme tu l’exprimes bien de ne pas avoir assez, de ne compter que sur soi et peut-etre de croire véritablement en soi pour se lancer.
    Je trouve alors que la peur dans ces moments là est une bonne chose car elle nous pousse à aller plus loin, à chercher, à guérir, pas à pas!
    Je te souhaite de réaliser ton reve, un jour, et de croire en toi, toujours.

    1. Miss Obou

      C’est vrai que cette peur ne me paralyse pas, elle me pousse à aller plus loin et à me dépasser. Il faut sortir du sentier battu pour se découvrir pleinement!Et c’est quête incessante de soi-même qui est si enrichissante!

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