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Les meilleures activités pour sensibiliser un enfant au handicap

J’ai voulu consacrer le mois d’octobre à la sensibilisation au handicap dans le cadre de mon #defi12themes (que tu peux retrouver ). J’ai la chance de ne pas avoir de personne en situation de handicap dans mon entourage proche. Certes, si j’élargis un peu mon cercle de connaissances, on rencontre des personnes porteuses de handicap moteur ou mental. Mais il s’agit là de personnes que je vois que très peu (non pas du fait de leur handicap, bien sûr, mais du fait de leur éloignement physique et de liens familiaux distendus) et P’tit Loup n’a pas encore eu l’occasion de les rencontrer.

Je remercie la Providence pour un tel cadeau, mais comment faire comprendre à P’tit Loup ce qu’est le handicap? Le convaincre qu’il ne faut pas en avoir peur? Le persuader que le terme handicap cache de très nombreuses situations? Lui apprendre qu’il faut faire preuve d’empathie mais non pas de pitié? 

La sensibilisation au handicap passe par la discussion

Alors que je cherchais des activités sur ce thème, la discussion s’est tout naturellement lancée sur ce sujet. En effet, au détour d’un parking, P’tit Loup s’est demandé pourquoi il y avait des places réservées. Puis il nous a à nouveau questionné le soir, durant le dîner. Avec des mots simples et sans jugement nous avons répondu à toutes ses questions. Lorsque les questions se tarissaient, nous prenions la relève pour apporter notre petite pierre à l’édifice. Je suis persuadé qu’une discussion sans tabou permet d’initier une sensibilisation en général, au handicap en particulier.

Nous avons ainsi mis en avant le fait que les handicaps sont extrêmement variés. Il peut être visible (un fauteuil roulant) ou invisible. Pour ce dernier cas, on s’est appuyé sur l’exemple de mon mari qui a eu des problèmes respiratoires pendant de longs mois. Ceux-ci, bien qu’invisibles à toutes personnes ne le côtoyant pas dans l’intimité, étaient bien pénalisant. Le handicap peut être ponctuel (un plâtre) ou non. Il peut être physique ou mental. Il peut être très pénalisant ou moins gênant. Bref, on a passé en revue tout ça.

P’tit loup a fait preuve d’empathie en disant qu’il fallait bien aider toutes ces personnes. Là aussi, la discussion a été intéressante. En effet, sur le principe, nous sommes bien d’accord qu’il faut aider ces personnes. Cependant, il ne faut pas pousser l’aide trop loin puisque certaines d’entre elles ne supportent pas cet état d’assisté. Il faut savoir doser, être prêt à aider si nécessaire mais traiter ces personnes comme des personnes lambda le plus souvent possible. Ce n’est vraiment pas évident d’avoir ce genre de discussion avec un loulou de 4 ans. Mais nous avons pris le temps et, pour une fois, j’ai fermé l’œil sur l’heure qui tournait et le coucher qui s’annonçait plus tard que d’habitude.

La mise en situation de handicap : une étape clé pour la sensibilisation

Par la suite, nous avons fait quelques mises en situation.

Un goûter dans le noir

Nous avons tout d’abord réalisé un goûter dans le noir. J’avais installé dans une pièce (presque) noire une nappe, des feuilles, des crayons et un plateau de goûter. J’avais intégré P’tit Tigre à cette activité mais on n’a pas eu le temps de fermer la porte qu’il partait en pleurant pour retrouver la lumière. Je n’ai pas insisté. P’tit Loup n’était pas rassuré lui non plus. Mais une fois installé sur mes genoux, mes bras autour de lui, il s’est détendu et a pu commencer cet atelier mystère.

Nous avons commencé par dessiner un bonhomme sur la feuille. Sa première réaction fut d’aller chercher la lumière pour voir la couleur du crayon qu’il avait dans la main. Je l’ai bien vite rattrapé : c’est une des difficultés que rencontre les personnes mal voyantes : elles ne connaissent pas la couleur de ce qu’elles utilisent! Une fois notre bonhomme dessiné, nous avons signé notre œuvre puis nous sommes passé à l’étape du goûter.

J’avais installé sur un plateau une assiette avec un carreau de chocolat, un quartier de clémentine, un quartier de poire, une crêpe, quelques morceaux de noix de coco et un bonbon. A côté j’avais mis 4 verres (fixés au plateau pour éviter toutes catastrophes dues à une inondation) où j’avais mis du lait de vache, du lait d’amande, du jus d’orange et du sirop. P’tit loup était un peu craintif au départ puis il s’est pris au jeu. Il a tout deviné sauf les laits (qu’il n’aime pas!) Il a donc découvert qu’il pouvait sentir, toucher et goûter pour deviner un aliment sans le voir. Ce fut un atelier très intéressant et qui a plu plus que je ne l’imaginais puisque P’tit Loup a demandé à le refaire.

sensibilisation au handicap

Autres mises en situation

Après ça, nous avons également mis un bras de P’tit Loup en écharpe pour mimer un plâtre. Il a trouvé ça rigolo…mais pendant 5 minutes seulement! Ensuite, il s’est énervé parce qu’il ne pouvait pas faire ce qu’il voulait!

Il a également testé la marche avec canne : il fermait les yeux et essayait de s’orienter dans la maison et le jardin. Là aussi l’activité n’a pas duré bien longtemps mais j’aime le voir aborder ces thèmes afin qu’il se confronte aux difficultés que rencontrent des personnes porteuses de handicap!

Ce que j’aurais aimé faire pour une sensibilisation plus accrue

Bien entendu, je n’ai pas eu le temps de faire tout ce que je voulais faire dans le cadre de cette sensibilisation au handicap. Mais je garde mes idées sous le coude, on ne sait jamais, je pourrais avoir l’occasion de les mettre en place un jour ou l’autre!

Déambulation en ville

Une autre activité que j’aurais voulu tester avec P’tit Loup, c’est la déambulation dans une ville avec le regard de « et si j’étais handicapé? ». On aurait pu se balader en ville et voir la difficulté que peuvent rencontrer les personnes en fauteuil roulant pour monter sur un trottoir s’il n’y a pas de bateau. Ou encore la difficulté des personnes non-voyantes pour savoir si le feu est vert ou rouge (il n’y a pas de signal sonore dans notre petit village paumé dans la montagne!), ou encore la difficulté d’accès pour retirer de l’argent ou mettre un courrier dans une boite aux lettres quand on est une personne de petite taille. A mon avis, il y avait moyen de relever beaucoup de problèmes et, pourquoi pas, écrire une lettre aux élus pour qu’ils agissent afin de rendre la ville plus accessible!

Rencontre avec des personnes en situation de handicap

Une autre activité que j’aurais aimée faire avec P’tit Loup : lui faire pratiquer un handisport, par exemple le basket en fauteuil. Et pourquoi pas partir à la rencontre d’enfants de son âge qui sont porteurs de handicap. Ça, ça aurait été super intéressant! Il aurait probablement fallu prendre contact avec des associations ou des structures d’accueil, ou même des associations dont le but est de sensibiliser aux handicaps (telle que Ludikaccess) mais je n’ai pas trouvé le temps d’organiser ce genre de rencontre!

Un peu de lecture

Il y a également un livre que j’aurais aimé me procurer : intitulé « What happened to you? » qui a été écrit par James Catchpole et illustré par Karen George (tu peux le retrouver ici). Il s’agit de l’histoire d’un petit garçon qui n’a qu’une seule jambe et qui se voit sans cesse confronter à une question : mais qu’est-il arrivé à ta jambe? Encore une fois, je me suis laissée happer par le temps et je n’ai pas encore commandé ce livre. Par ailleurs, je suis certaine qu’en creusant un peu, je trouverais d’autres livres sur ce sujet! Et pourquoi ne pas découvrir un livre écrit en braille?

J’avoue que j’ai axé mes activités (faites ou rêvées) sur le handicap moteur, je ne sais pas comment appréhender le handicap mental. Tu aurais des idées d’activités dans ce sens?

Voilà qui clôture mon thème d’octobre sur le handicap. Je me lance maintenant dans le thème des 4 éléments durant tout le mois de novembre!

Dis-moi, ça t’inspire ce nouveau thème?

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