L’instruction en famille

L’instruction en famille

« Dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école sera obligatoire pour tous dès 3 ans, l’instruction à domicile étant strictement limitée, notamment aux impératifs de santé. » C’est ainsi qu’a parlé Mr Macron. C’est ainsi qu’il a enflammé les réseaux sociaux. Mais pourquoi?

Qu’est-ce que l’instruction en famille (IEF)?

C’est le pouvoir qu’a chaque parent d’instruire son ou ses enfant(s) par ses propres moyens. C’est le pouvoir de refuser l’école telle qu’elle est proposée par l’Education Nationale pour diverses raisons sur lesquelles je reviendrai par la suite. L’instruction en famille n’est pas soumise à autorisation, il suffit aux parents d’en informer le maire concerné ainsi que l’Education National (par le biais du DASEN). Libre ensuite aux parents d’enseigner comme ils le souhaitent et ce qu’ils souhaitent à leur(s) enfant(s). De son côté l’Education Nationale s’assure que l’instruction est donnée puisque les enfants sont soumis à une obligation d’instruction (et non d’école comme le laissent penser certains médias) de leur 3 ans à leur 16 ans. Il y a donc, chaque année, un contrôle qui est effectué par l’Education National pour s’assurer que les connaissances de l’enfant progressent et qu’il aura acquis ce fameux socle commun auquel il est attendu à la fin de son instruction.

Quel est le pourcentage d’enfant radicalisé instruit par leur parent?

Quel est le pourcentage d’enfant radicalisé instruit par l’éducation national?

Il serait intéressant de connaître ces chiffres! Très peu d’enfant instruit par leurs parents deviennent des extrémistes! Mais beaucoup d’entre eux sont heureux, indépendants, libres de penser…Serait-ce cela qui dérange tant?

Et voilà un autre chiffre que j’aimerais connaître : combien d’islamistes demandent tout simplement à vivre en bonne entente en France? Ne les oublions pas! Ils sont nombreux! Les radicaux ont l’art de faire parler d’eux mais ils ne sont pas les seuls, loin s’en faut! Tout comme il existe des radicaux dans toutes les religions! N’oublions pas cela non plus!

Que l’on donne à l’Education Nationale les moyens de faire de ces contrôles de vrais moment d’échange, sans idées préconçues pour détecter les quelques cas de radicalisation (quelque soit la direction de la radicalisation)! N’enlevons pas la liberté d’instruction aux plus grand nombre pour éviter quelques rares cas de déviance. N’amalgamons pas école illégale et instruction en famille!

L’instruction en famille pour mon enfant

Chaque enfant est différent. Chaque enfant a ses forces et ses faiblesses. Chaque enfant a sa manière d’apprendre. Chaque enfant a ses centres d’intérêt. Et pourtant, tous les enfants devraient aller à l’école? Tous les enfants devraient apprendre à lire à 6 ans? Pas avant, même s’ils en ont le désir ni après parce qu’ils seraient en retard sur ce beau programme que nous offre l’Education Nationale? Chaque enfant doit apprendre la même chose, enseignée de la même manière. Nous aurons ainsi des adultes tous sur le même modèle, avec une même pensée, qui n’auront rien à apprendre à l’autre puisque celui-ci aura eu les mêmes enseignements! Pourquoi ne pas s’appuyer sur les désirs et les intérêts de l’enfant pour avancer? C’est ainsi que les connaissances resteront inscrites en lui! C’est ainsi qu’il prendra plaisir à apprendre! C’est ainsi qu’il apprendra à se construire! Pourquoi ne pas instruire le cycle de vie d’une fleur de dix manières différentes à dix enfants distincts?

Certains enfants auront besoin de bouger pour apprendre, d’autre de dessiner, d’autre encore de parler à voix haute. Certains enfants auront un niveau avancé en mathématiques mais auront un niveau plus bas en français…et pourtant, il faut qu’ils soient assis sur une chaise pendant de longues heures, en silence et qu’ils suivent coûte que coûte le programme. Et la violence entre enfants, on en parle? Combien d’enfants harcelés par des camarades? Combien d’enfants mal dans leur peau? Combien d’enfant peu à l’aise avec cette obligation de rester 8 heures par jour, 4-5 jours par semaine, 36 semaines par an avec les mêmes camarades, sans sortir des sentiers, sans aller à la rencontre d’autres personnes, d’autres âges, d’autres horizons?

Je ne diabolise pas là l’école. Loin de moi cette idée. Seulement je demande au gouvernement de garder en tête que certains enfants sont fait pour aller à l’école, d’autres non! Laissons la liberté aux parents d’apporter le meilleur à leur enfant!

L’instruction en famille pour moi

Oui, je vous le dis tout de suite, en ce qui me concerne, le choix de l’instruction en famille est un peu égoïste! J’ai fait des enfants, ils sont la chairs de ma chair et mon plus grand bonheur est de passer du temps avec eux, de jouer avec eux, de les voir grandir, évoluer, découvrir. Cependant, aujourd’hui, je ne prodigue pas moi-même l’instruction, mes enfants sont scolarisés (pour le plus grand) et chez la nounou (pour le plus petit). Alors ma journée commence à 5h45 du matin pour avoir le temps de prendre un vrai petit-déjeuner et préparer les sacs pour la journée qui nous attend. Puis à 6h45 je lève mes garçons. Oui, ils sont en pleine croissance, ils ont besoin de sommeil pour se construire et pourtant, je suis contrainte de stopper leur nuit. Puis, le speed de la journée commence : en moins d’une heure, il faut que les garçons aient mangé, soient habillés et prêts à partir. Nous ne pouvons pas prendre le temps de se réveiller tranquillement, de papoter, de jouer, il faut se dépêcher…dès le plus jeune âge, dès la première heure de la journée. Puis je les emmène chez la nounou (qui ira déposer le plus grand à l’école) et l’heure de la séparation arrive. Le plus petit me sert dans ses bras, le plus grand se cache derrière moi pour ne pas me laisser partir. Il me dit tous les matins qu’il ne veut pas aller à l’école mais je n’ai pas le temps de discuter avec lui, il faut écourter les câlins et les bisous, déjà, il me faut partir pour attraper mon car qui m’amènera au bureau. Je rentre à la maison à 18h30-19h, les enfants sont fatigués, excités, mais ils ont tant de retard à rattraper! Ils ont besoin (et le mot est bien choisi!) de leur parent, ils ont besoin de jouer avec eux, de décharger les émotions qui ont été contenues durant les longues heures d’écoles, de partager, de parler, de crier, de courir…mais c’est l’heure du bain! « Dépêches-toi mon amour, c’est l’heure de manger! », « Arrêtes de parler et mange, c’est l’heure d’aller au lit! », « Dépêches-toi de te laver les dents, demain, il y a école! »

Le speed du matin, le speed du soir et finalement on ne profite pas les uns des autres. Alors on se rattrape le weekend? Mais le weekend il faut faire un minimum de ménage et de lessive parce que les enfants salissent. Il faut faire les courses, parce que les enfants mangent. Bien sûr, on trouve une heure par-ci ou par-là…mais personnellement, si j’ai fait des enfants ce n’est pas pour passer du temps avec eux que quelques heures par semaine!

Le confinement a eu ce côté positif : j’ai pu profiter de mes garçons du matin au soir, me gorger d’eux avant que les années ne passent et qu’ils prennent leur envol! Ce n’est pas les rendre insociables que de passer de bons moments avec eux, c’est les rendre plus sûrs d’eux, renforcer leur estime de soi, leur donner les armes pour affronter la vie! C’est renforcer les liens pour apprendre à se connaître et gérer les conflits de manière plus efficace.

Et depuis, je rêve de pouvoir me lancer dans l’aventure de l’IEF!

Cet article a 1 commentaire

  1. Lenny Jakovac

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